L’article Kerry Kennedy avait pris soin de ne pas évoquer les violations graves et continues des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi a déconstruit avec méthode les allégations infondées de la Présidente du Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'Homme, Kerry Kennedy, sur la situation des droits de l'Homme dans le Sahara marocain, en pointant du doigt une approche "partiale" indigne d'une ONG des droits de l’Homme.

Dans un droit de réponse adressé au site électronique de la chaine d’information continu CNN, le ministre a souligné que l’article publié sur le même site, le 24 janvier dernier, par Mme Kennedy "reproduit des allégations et accusations infondées sur la situation des droits de l’Homme dans les provinces du sud, qui ne résistent pas au test de la réalité sur le terrain".

L’article de la présidente du Centre RFK avait pris soin de ne pas évoquer les violations graves et continues des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, confirmées par ailleurs par plusieurs organisations internationales, déplore M. Khalfi.

Cette omission est d’autant plus grave que la publication dudit article coïncidait avec les manifestations et les mouvements de protestations menées par les populations séquestrées à Tindouf, devenu un repaire des violations des droits de l’Homme à grande échelle par le polisario et ses milices.

Et le ministre de rappeler que le Maroc est en droit de s’enorgueillir de ses réalisations en matière des droits de l’Homme, notamment dans les provinces du sud, où un "progrès significatif" a été enregistré, en rappelant notamment que "l’année 2011 a vu l’installation par le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), une instance nationale indépendante dotée de pouvoirs consolidés en matière d’enquête et d’investigation, de deux commissions régionales à Dakhla et Laayoune".

D’ailleurs, a-t-il relevé, "le Conseil de sécurité des Nations Unis a, dans sa résolution 2044, salué l’installation de ces deux commissions régionales et n’a dès lors pas jugé appropriée la mise en place de tout autre mécanisme de monitoring des droits de l’Homme car il a reconnu les étapes franchies par le Maroc dans le processus de consolidation de l’action du CNDH au même titre que les autres initiatives de développement et réformes concrètes initiées à plusieurs niveaux".

Il convient de noter, a poursuivi M. Khalfi, que l’élection du Maroc au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU après le vote de pas moins de 163 pays membres de l’Assemblée générale, "constitue une autre reconnaissance de la communauté internationale aux efforts déployés par le Royaume dans la promotion et la protection des droits de l’Homme".

Pour ce qui est de la fausse allégation de Mme Kennedy selon laquelle la Minurso serait le seul mécanisme onusien de maintien de la paix qui ne soit pas doté d’un mandat des droits de l’Homme, le ministre lui a rappelé que pas moins de cinq sur douze missions des Nations Unies ne jouissent pas d’un tel mandat, en citant pour exemple la UNMOGIP installée entre l’Inde et le Pakistan, la UNFCYP à Chypre, la UNDOF dans les Hauteurs du Golan, l’UNIFIL au Liban et la UNIDFA à Abyei au Soudan.

Le ministre a, d’autre part, réfuté que les allégations infondées et douteuses de la présidente du Centre RFK suggérant que le Sahara marocain serait "fermé" aux journalistes et ONG des droits de l’Homme, en lui expliquant que depuis l’année 2000 quelque 14 délégations onusiennes des droits de l’Homme ont visité le Royaume, dont quatre en 2012 et 2013, y compris la délégation du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, ainsi que le Rapporteur spécial sur le torture, qui a, dans son rapport, déclaré que le Maroc connaît "l’émergence d’une culture des droits de l’Homme".

Dans ce même contexte, a fait observer M. Khalfi, la International Women’s Media Foundation (IWMF) a organisé deux déplacements de femmes journalistes dans le Royaume.

Dans son attaque contre le Maroc, Mme Kennedy a bien pris soin d’éviter de parler des violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, a-t-il relevé, en soulignant qu’un rapport de Human Rights Watch (HRW) établi en 2008 "avait critiqué la persistance des pratiques d’esclavage dans les camps de Tindouf, le déni de la liberté d’expression, d’association et de rassemblement, ainsi que du droit de retour des dissidents du Polisario".

L’exacerbation de la situation humanitaire et des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf se déroule avec en toile de fond "le refus par le Polisario du recensement des pensionnaires de Tindouf en dépit de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU 2044 du 24 avril 2012".

Le ministre a conclu son propos en réitérant que le plan d’autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, a gagné sur la scène internationale "un soutien et une adhésion croissants en tant que solution sérieuse, réaliste et crédible".

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