L'enlèvement de trois ressortissants européens, dimanche à Tindouf, en Algérie, commis "dans la zone la plus militarisée de l'Algérie" requiert "de grandes complicités locales", a indiqué le journal "El Pais", en estimant qu'il est probable que "la majorité des membres du groupe qui a commis l'enlèvement soient des Sahraouis devenus des extrémistes islamistes qui ne se sont pas fait remarquer".

Cet enlèvement attise à nouveau les craintes face à la montée de la menace sécuritaire dans la zone sahélo-saharienne où s'activent des bandes composées notamment de membres du Polisario en liaison avec la nébuleuse Al Qaida.

Et l’acte d'ampleur date du début de ce mois d'octobre. Il a été mis au grand jour par les services de douane maliens qui ont mis la main sur un groupe armé du Polisario en liaison avec Aqmi, s'activant dans la bande sahélo-saharienne où, depuis des bases dans le nord du Mali, il commet des enlèvements, des attentats et divers trafics.

Selon un responsable de la douane malienne, une dernière filière du Polisario composée de Maliens, de Nigériens et d'Algériens est actuellement en pleine réorganisation. Elle est en train de se spécialiser dans la location de véhicules de transport, l'acheminement et surtout le dédouanement privé des convois de drogue.

Cette filière diversifie également ses activités en se livrant au trafic de cigarettes de contrebande et au transport de candidats fortunés à l'émigration clandestine en Europe, a-t-il ajouté, mettant en garde contre le risque pour le Sahel de ne plus appartenir aux Etats, "mais aux trafiquants et à Al-Qaïda".

Et cette réalité de la zone du Sahara et du Sahel et les risques qu'elle comporte en termes de sécurité pour les pays de la région et pour l'Europe a été mise en évidence par des analystes et des médiateurs des Nations Unies, et par d'autres centres spécialisés qui ont averti sur le risque de voir la région contrôlée par Al Qaeda.

Le règlement de ce conflit régional, vieux de plus de 30 ans, favorisera assurément "l'action commune de lutte contre la menace terroriste et un environnement propice à la coopération sécuritaire et économique", a souligné le Centre international des études sur le terrorisme, basé à Washington.

Pour Sa part, le centre européen des études stratégiques (ESISC), basé à Bruxelles, qui relève le caractère complexe des enjeux sécuritaires dans la région, estime qu’"il devient de plus en plus difficile de distinguer entre terroristes et trafiquants de tous genres" actifs dans la zone. Le même centre a averti "des risques plus que potentiels d'une union d'intérêts entre AQMI et le front Polisario dans un de ses rapports sur le lien entre "le délitement du Polisario et le développement du terrorisme dans la région du Sahel".

Récemment, un site d'information espagnol "El correo Diplomatico", avait rapporté en exclusivité, que plusieurs dizaines de véhicules tout terrain ainsi que des milliers de Kalachnikov étaient arrivés fin septembre à Tindouf.

"Ces armes proviennent de l'arsenal du colonel Mouammar Kadhafi et sont livrés, à défaut d'argent liquide, par ses services aux mercenaires du Polisario" qui ont combattu aux côtés du régime déchu, selon le site d'information espagnol qui cite "des sources sur le terrain".

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
            www.corcas.com
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Le site de la culture hassanie :
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